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mercredi 16 mai 2012

Le slam sur la langue - L'hebdo du vendredi

Festival Slam sur la langue 
La francophonie à l'honneur

Les membres slameurs des Ateliers slam.com  Le Slam sur la langue sera le premier festival slam francophone jamais organisé.
 Les membres slameurs des Ateliers slam.com - Le Slam sur la langue sera le premier festival slam francophone jamais organisé.
Un festival du slam francophone, il fallait y penser. Unique en son genre, c'est à Reims que l'événement sera organisé pour la première fois, sous l'initiative de l'association les Ateliers slam.com. « On a souvent eu des soirées francophones mais jamais de festival à part entière, alors on a décidé de remédier à ça », souligne en souriant Leslie Marquès, l'une des membres slameuses des ateliers slam.com, à l'origine du festival Le Slam sur la langue. « L'idée, c'est vraiment de mettre en avant la langue française à travers le slam, telle qu'elle est parlée en France, en Belgique, en Suisse ou ailleurs. » En ce sens, deux soirées consécutives sont programmées les 22 et 23 mai, à l'Affiche et à l'Excalibur. Le premier soir, les visiteurs sont invités à un tournoi qui verra s'opposer trois équipes de slameurs, français, suisses et belges. Le public présent pourra également voter pour son équipe préférée. « Avec le coeur, et pas forcément par rapport aux rimes », précise Leslie. Le lendemain à l'Excalibur, place au one man show de Youness Mernissi, champion de slam de Belgique en 2010. Celui-ci sera suivi de la prestation des Dizzylez et Skub, un duo avignonnais expert dans le piano-voix. « Pour ce dernier spectacle, il s'agira de spoken word, c'est à dire de textes déclinés avec de la musique, un dérivé du slam », clarifie la créatrice du festival. Espérant recevoir un retour positif des amateurs de slam, les organisateurs du Slam sur la langue planchent d'ores et déjà sur la deuxième édition du festival, pour laquelle ils souhaiteraient poursuivre leur ouverture francophone, en invitant des collectifs d'autres pays où l'on parle le français, comme le Canada (Québec) ou encore certains pays africains. 
Aymeric Henniaux 
 mardi 22 mai à 20h, au café-théâtre A l'Affiche, 110, avenue Jean Jaurès. Entrée libre. mercredi 23 mai à 21h, à l'Excalibur, 5, rue de la Grue. Entrée : 3€. Renseignements : marqles@hotmail.fr ou slamsurlalangue.lesateliersslam.com 
Liens : 
slamsurlalangue.lesateliersslam.com

mardi 27 mars 2012

Reims - Slam intergénérationnel

Semaine de la poésie
Du slam à la Résidence d'Automne
 
Les slameurs du collège Thibaud-de-Champagne.
Les slameurs du collège Thibaud-de-Champagne.
 
Dans le cadre de la semaine de la poésie (Dis-moi, dix mots), les élèves du collège Thibaud-de-Champagne, accompagnés et soutenus par les membres de l'association Lesateliersslam.com, ont été invités à déclamer des slams… à la Résidence d'Automne !
Proposée par M. Danjon, directeur de la maison de retraite, cette action originale a tout de suite séduit l'établissement scolaire qui permet à ses élèves de découvrir et pratiquer le slam depuis 5 ans.
Marceau, Anna, Valentine, Eléonore et Capucine qui s'étaient illustrés l'année dernière lors de la scène intercollège, ont offert leurs textes au cours d'un moment plein d'émotion, d'humour et de partage. Portés par les prestations des slameurs professionnels, Laurent Etienne.com, M'sieur Dam et Vagablonde, les élèves ont su faire tomber les barrières générationnelles et ont remporté l'adhésion de leur public.
Au final, une belle leçon de vie autour de la langue française pour tous ce jour là. A refaire !
 
L'Union - Publié le mardi 27 mars 2012 à 11H00

vendredi 2 mars 2012

On slame au Lycée Colbert !!!

Lycée Colbert / Sympa l'atelier d'écriture slam
Une approche de la poésie qui a fait des émules parmi les lycéens.
Une approche de la poésie qui a fait des émules parmi les lycéens.

REIMS (Marne). En partenariat avec le monde de l'éducation, d'octobre à juin, les ateliers du Slam.com interviennent dans les écoles primaires, les collèges et les lycées de la région, ils dispensent même des cours à la Fac. Grâce à Mme Sapin Lunel, documentaliste au lycée Colbert, du 20 au 25 février au CDI, Leslie Vagablonde et Laurent Etienne.com, deux pointures du slam en France ont fait découvrir leur univers à quatre classes de seconde. Ils ont présenté ce mouvement avec les règles qu'il comporte, le respect de l'écoute et la réflexion sur la lecture. Pour expliquer le slam, à la fois poétique et dans un langage contemporain, voire avant-gardiste, ils ont partagé des séances de deux heures avec ce public souvent néophyte. Appuyés par des textes d'auteurs comme Verlaine, Cabrel ou Aragon, ils ébauchent l'écriture du thème choisi en déposant leurs idées sur le papier, faisant rimer chaque ligne pour exprimer la réalité ou le fantastique. Chacun au bout de ce temps imparti révèle à voix haute le fruit de son imagination devant ses camarades et devient ainsi slameur. Ravis de ce cours original, les lycéens ont quitté les lieux en prononçant la phrase de clôture de séance, en réponse à « il faut tendre l'oreille » ils ont crié « et la bonne ! ».

L'Union, Publié le 29 février 2012

dimanche 19 février 2012

Grand slam Intercollèges de Vitry le François !

4e Grand tournoi de slam intercollèges Cinq collégiens en première partie de Sniper


Les cinq finalistes entourés des slameurs Laurent Etienne.com (au centre),  Vagablonde et Msieur'Dam (à gauche sur la photo).
Les cinq finalistes entourés des slameurs Laurent Etienne.com (au centre), Vagablonde et Msieur'Dam (à gauche sur la photo).

Dans une ambiance survoltée, des collégiens de 6e et 3e du Vieux-Port, Marcel-Alin et des Indes se sont affrontés hier matin à coups… de slam. Les cinq finalistes se produiront ce soir à l'Orange bleue.
SOIXANTE-TROIS élèves des collèges du Vieux-Port, Marcel-Alin et Les Indes ont slamé hier matin à l'Orange bleue, dans le cadre du Grand tournoi de slam intercollèges. La 4e rencontre dans la cité rose, mais la seule cette année dans le département.
Sur scène et au micro, sans aucun arrangement musical, ces élèves de 6e et de 3e ont parlé, en rimes et en rythme, de la perte d'un être cher, des saisons, de leur rêve, de leur avenir, de l'amitié et même du… coloriage de baskets. « Ils étaient des champions/On les dit bon à rien », a lancé Louis en parlant des sans-abri. « Je rêve d'avoir du fric/Pour draguer Brigitte », a osé slamer Clément. « Le slam, c'est une liberté d'expression et ils le vivent pleinement ! » se réjouit Laurent Étienne. com, champion de France de slam 2009 et membre des Ateliers slam.com*.
Pour en arriver là, les collégiens ont suivi six ateliers de 2 heures aminés par les slameurs Laurent Etienne.com, Vagablonde et Msieur'Dam.
Des ateliers qui s'inscrivent dans le cadre du Plan territorial d'éducation artistique (PTEA) menés par La Salamandre. « On est arrivé avec des thèmes que certains ont repris, d'autres pas, indique Laurent Etienne.com. Dès la première heure, les élèves se sont lancés… » Sur scène, certains collégiens ont utilisé le slam pour libérer leurs émotions, comme cette adolescente victime de moqueries : « Ton plus gros défaut, c'est ta connerie/Et ça te restera toute ta vie ! » a-t-elle slamé, des larmes perlant sur sa joue…
À chaque passage, un jury mettait une note entre 0 et 10 sur une ardoise. À chaque passage, une horde de collégiens hurlait le nom du slameur ou de la slameuse pour l'encourager. Des élèves du Vieux-Port brandissaient des pancartes : « Nous venons, nous slamons, nous gagnons ». Alors que des élèves des Indes agitaient des pompons comme de véritables pom-pom girls.
« Un vrai respect dans ce tournoi »
Au terme de 2 h 30 de « joutes slamiques », 5 collégiens se sont retrouvés en final. Le duo Nedjma et Maroua du collège Marcel-Alin a remporté la première place. Suivis d'Alexis, de Xavier, de Charlène et de Julia du collège du Vieux-Port. « On a slamé avec le cœur/C'est que du bonheur », ont slamé en chœur les collégiens du Vieux-Port. « Je les ai trouvés formidables, lance Laurent Etienne.com. Il y avait un vrai respect dans ce tournoi ». Laurence Logeme, professeur de lettres aux Indes, s'est aperçue, elle, que « certains élèves, bons en lettres, ont eu dû mal à s'en sortir ; alors que d'autres, moins bons, ont écrit des textes avec beaucoup d'émotion ». Les cinq finalistes slameront ce soir à 20 h 45 à l'Orange bleue, en première partie du groupe de hip-hop Sniper. Un beau prix…

Stéphanie GRUSS
L'association Les Ateliers slam.com est une scission du collectif rémois Slam Tribu.

L'Union - Publié le samedi 18 février 2012 à 11H00

vendredi 17 février 2012

Le 5-2, la suite !

mercredi 15 février 2012

Les Ateliers slam.com ! Interview Territorial TV !!!

 Les Ateliers slam.com se baladent ... ça ce n'est pas nouveau !!!
Mais cette fois, le slam arrive à St Dizier !

Voici la petite interview de Laurent Etienne.com & Vagablonde ...

vendredi 27 janvier 2012

ça slame dans le 52 !

Avec la médiathèque Romain-Rolland de Saint-Dizier.
Et si vous slamiez ?


Le slam est ouvert à tous.
Le slam est ouvert à tous.
La médiathèque Romain-Rolland de Saint-Dizier met en place tout un cycle d'ateliers gratuits de slam jusqu'à fin avril.
Première partie : Semaine nationale de la langue française, les dix mots de la langue française, initiée par le ministère de la Culture.
- Scène de slam, mercredi 1er février, à 17 heures (entrée gratuite). Démonstration de slam suivie d'une discussion sur le slam animée par les slameurs professionnels d'une association de Reims Ateliers de slam.com. Cette démonstration sera suivie d'une série d'ateliers d'initiation à l'écriture slam pour les personnes qui veulent s'essayer au slam (à partir de 12 ans et ce, jusqu'à 99 ans et plus !)
- Ateliers de slam : mercredis 15 et 29 février, 7 et 14 mars, de 17 à 19 heures, à la médiathèque. Les personnes peuvent venir à un ou à plusieurs ateliers.
- Le 21 mars, à 18 heures, à la médiathèque. Restitution publique sous forme d'une scène de slam avec les volontaires des ateliers aidés par les slameurs professionnels.
Deuxième partie : Semaine des cultures urbaines, du lundi 23 au samedi 28 avril. La médiathèque organisera, dans différents lieux de la ville (à déterminer), des ateliers d'écriture slam avec les mêmes animateurs. La semaine se terminera le samedi 28 avril par une scène de slam publique.

Renseignements : Pascale Rousselot ou Gaëlle Seckinger, 5, place du Général- de-Gaulle. Tél. 03.25.56.56.66.

L'Union - Publié le 26 Janvier 2012

mardi 1 novembre 2011

Les Ateliers slam.com by L'Hebdo

Le cercle des poètes réapparus 

Depuis le mois de juin, l'ex champion de France de slam qui a porté la discipline à son point d'excellence à Reims, Laurent Etienne.com a créé avec ses fidèles acolytes l'association les ateliers slam.com. Retour sur un projet qui déménage... la poésie.

Les cinq membres de l'association, véritables « friends » à la vie comme à la ville.
Les cinq membres de l'association, véritables « friends » à la vie comme à la ville.
L'association se veut avant tout être une communauté où tous les slameurs poètes prennent part à la liberté d'expression. « Bien que nous soyons une jeune association, nos membres actifs sont des slameurs et slameuses émérites : Isa Edoras, M'sieur Dam, Thooooomas, Vagablonde et moi-même ! » Partout où ils passent ces joyeux lurons égrainent à plaisir la poésie, enchantant tous les lieux. Ainsi, la Maison des Associations (rue du Barbâtre) accueille certains mardis des ateliers d'écriture gratuits (les 8 novembre, 6 décembre, 10 janvier, 14 février, 13 mars, 3 avril, 15 mai, 12 juin, de 19h30 à 21h). 
« C'est un premier pas dans le slam pour ceux qui ne souhaitent pas forcément se confronter immédiatement à la scène. Ces moments conviviaux où l'on ne se prend jamais au sérieux, permettent un partage des mots dans une ambiance de créativité ». Mais l'association les ateliers slam.com est également présente dans un lieu récurrent du divertissement et de la culture à Reims : le café-théâtre A l'Affiche. Lieu apprécié et accueillant, le Bar de l'Affiche devient une plaque tournante du slam permettant à la discipline de Mark Smith de s'épanouir pleinement, comme le rappelle Laurent Etienne « pour chaque poème dit, un verre est offert. Pour le prochain tournoi le mardi 15 novembre, seront présents les slameurs belges de Mons, le collectif « La Declam' » de Troyes et bien sûr les adhérents et tous les habitués des scènes slams. C'est l'Europe à Reims avant l'heure ! » De plus, l'association se déplace avec ses adhérents pour leur permettre de participer à plus de scènes : « le but est de mettre en avant ce principe de co-voiturage gratuit, nous sommes déjà allés avec nos adhérents à Epernay, Troyes et Liège, parce que le slam ça se partage ». Les ateliers slam.com font toujours plus d'émules et le nombre de leurs adhérents ne cesse de croître. On souhaite bon vent aux membres de l'association et que leur souffle poétique balaie toujours la morne grisaille. Alors, poètes en tout genre, réunissez-vous et slamez pour nous ! 

Amandine Lefèvre - L'Hebdo du vendredi - 31 octobre 2011

Les scènes de slam au Bar de l'Affiche : les mardis 15 novembre, 13 décembre, 17 janvier, 21 février, 20 mars, 10 avril, 22 mai et 19 juin. Plus d'infos : http://lesateliersslam.com ou au 06 83 36 44 11.

dimanche 16 octobre 2011

Ich wünsche Vagablonde und ARTE Metropolis sehen !

Hallo !!!
J'étais invitée par Lars Ruppel (Slam Marburg / Site Web ICI) afin de participer au reportage d'Arte Metropolis sur le slam. J'étais donc en voyage en Juillet dernier ...


Source: http://www.arte.tv/de/suche/4200188.html

 

Retrouvez le reportage d'ARTE METROPOLIS du 15/10/11 ci dessous (et l'encart slam à 37'28 min).

 
Je pourrais juste vous mettre l'emission en français mais je trouve drôle de m'entendre doublée en allemand donc je partage aussi et puis c'est la musicalité des mots qui compte: "When you don't understand a text you feel it" ...


En français:


En allemand:
 

La vidéo n'étant dispo que 7 jours, voici le lien (en allemand) :

So Tschüss !!!

mercredi 12 octobre 2011

( Réveil ) - Acte 2

Réveil, entre théâtre et conte

La pièce sera jouée trois fois cette semaine.
La pièce sera jouée trois fois cette semaine.

C'est une pièce à trois voix, un homme, une femme et l'Oiseau, mêlant le théâtre et le conte, le rêve et la réalité à travers différentes disciplines artistiques : le slam, les claquettes et la danse contemporaine. De cette rencontre naissent des sentiments inconnus jusqu'ici, de la raison on passe à la folie, puis du contrôle de soi à la perte absolue.
« Réveil » (produit par Itek), c'est l'histoire d'un homme, d'une femme et du temps qui passe, d'une femme et d'un homme qui vivent comme ils peuvent leur histoire. C'est peut-être une fable, sans vraiment de morale. La pièce sera jouée trois fois cette semaine.
L'oiseau, de nuit, est un médiateur. Il parle quand la femme et l'homme sont dépassés. C'est Ewa Kraska qui est l'auteur et la metteur en scène de la pièce, et qui joue également le rôle de l'oiseau. C'est sa seconde création après « En attendant le Nobel ». Elle a choisi Laurent Le Doyen et Alice May comme comédiens.
« Réveil » mêle le théâtre et le conte. On y trouve un canal glacial, un réveil qui sonne, de la musique dans les mots, du slam dans les langages.
La troupe a en effet travaillé, pour le rôle de l'Oiseau, qui apporte à la pièce le rythme et la musicalité recherchée, avec Leslie Marques, une des figures rémoises du slam.

« Réveil », ce mardi 11 octobre à 20 heures, vendredi 14 à 20 heures et samedi 15 à 15 heures, à la salle Jean-Pierre-Miquel. Tarifs : 8 et 12 euros. Réservations au 06.07.10.88.42, itek@orange.fr

L'Union - Publié le mardi 11 octobre 2011 à 08H01 

dimanche 9 octobre 2011

( Réveil )

Au commencement était le mot...

« Réveil » est la 2e création d'Ewa Kraska.
« Réveil » est la 2e création d'Ewa Kraska.
... et l'oiseau. Celui même qui accepte de s'enfermer de nouveau pour revivre un souvenir. Dans, « Réveil », Ewa Kraska porte un regard original et poétique sur la rencontre et le temps.
En scène : un homme, une femme et un oiseau et le temps qui passe. Il est question d'une rencontre, celle de deux êtres avec pour témoin un troisième personnage médiateur. « En quelques mots, j'ai souhaité mêler au théâtre une dimension cinématographique avec une bande-son, des scènes rythmées avec des flashbacks et des ellipses ». Lors du prologue, l'oiseau raconte son histoire, histoire que l'homme et la femme rejouent ensuite. L'oiseau, qui s'est désormais libéré, est tel un miroir où se reflètent tour à tour l'homme et la femme. Il revit les instants, rejouant parfois la scène ou un détail, offrant une pause narrative. Le temps s'appréhende à travers une confrontation de l'instant, celui des pulsions et du temps du recul et de la lucidité. L'oiseau évoque à la fois l'emprisonnement mais aussi la liberté. En revanche, l'histoire de l'homme et de la femme, sans fin, n'a pas d'issue à l'image du tic tac qui les enferme. Le prologue écrit indépendamment du reste révèle des mots très ponctués, violents comme une claque ; l'homme et la femme appartiennent quant à eux à l'univers du théâtre, ce n'est pas le même registre que celui de l'oiseau dont le prologue a été transformé en slam grâce à la collaboration de Leslie Marques, membre des Ateliersslam.com, slameuse au talent confirmé qui a aidé Ewa dans la réécriture de son texte afin de lui conférer toute sa puissance.

« Réveil », mardi 11 et vendredi 14 à 20h et samedi 15 octobre à 15h, à la Salle Jean-Pierre Miquel à Reims. Tarifs : 8/12€. Réservations : 06 07 10 88 42. 
 
Amandine Lefèvre - L'hebdo du vendredi - Jeudi 6 octobre

lundi 19 septembre 2011

Les Ateliers slam.com by L'Union

Ateliers Slam.com 

Une expression artistique libre et ludique


Cinq slameurs vous disent : « Pourquoi pas vous ? »
Cinq slameurs vous disent : « Pourquoi pas vous ? »

Poésie vivante, créative, accessible à tous, le slam permet de s'exprimer librement sur un thème donné. Un groupe de slameurs rémois s'attache à le faire connaître.
«MÊME si nous sommes tous des habitués de longue date des scènes rémoises, nous nous voulons plutôt « communauté slam » que troupe de slameurs », insiste « Laurent Etienne.com ». Ce champion de France de slam en 2009 a plus de 150 scènes à son actif, a animé plus de 600 ateliers dans différentes structures, et fait la première partie des concerts de MC Solaar, Dionysos, Amadou et Mariam…
 
Poésie de l'instant

Il est l'un des cinq membres fondateurs, en juin, des « Ateliers Slam.com ». Le concept se veut différent : « Notre association propose de participer à la promotion du slam, à le pratiquer à Reims et au-delà de nos frontières, de prendre part à notre communauté, en devenant adhérent. » Les adhérents seront informés des différentes manifestations, performances, spectacles. « Nous leur proposons, pour pouvoir découvrir les scènes de villes parfois éloignées, un système de co-voiturage. »
Pourquoi vient-on au slam ? Gaëlle Rauche, présidente de l'association, répond : « Il y a une différence entre écrire pour soi et, à un moment donné, vouloir partager son texte. J'ai envie de lire certains de mes textes sur des scènes assez intimes, d'autres sont écrits pour être mis en scène, dans le cadre d'un tournoi. » La jeune Margot Robinet, 14 ans, finaliste de la coupe de France junior de la Ligue de slam de France, écrit ses textes le soir en rentrant du collège. « Dans la vie, je suis plutôt timide, et sur scène, je me défoule : je libère tout ! »
Pour Laurent Etienne, le slam c'est « une poésie de l'instant » : « Le but n'est pas de laisser une trace. On offre 3 minutes de liberté d'expression ». Sans musique, ni costume, le slameur dit un texte de sa création, face à un jury choisi dans le public, qui le note. Que gagne le slameur ? « Juste le bonheur que le public l'ait choisi pour qu'il lui offre un deuxième texte tout aussi éphémère.»
Travaillant en partenariat avec de nombreuses structures culturelles de la Ville et de la région, l'association propose des ateliers qui permettent de mêler, de manière ludique, imaginaire, écriture et performance artistique. Confiant en leur talent, le théâtre « l'Affiche » leur ouvre pour la première fois, gratuitement, son théâtre pour une série de dix « scènes de slam », le mardi.
Prochaines dates : les mardis 20 septembre, 18 octobre et 15 novembre. « L'Affiche », 110, avenue Jean-Jaurès, à 20 h 30. Entrée gratuite. 

L'Union - Publié le lundi 19 septembre 2011 à 11H00

jeudi 11 août 2011

L'été à Reims ...

Musique et ciné pour les soirées d'été

Les jouets optiques ont suscité l'intérêt et l'amusement du public .
Les jouets optiques ont suscité l'intérêt et l'amusement du public .

REIMS (Marne) Pique-niquer sur des places ou des squares de quartier, découvrir l'histoire du cinéma, et assister à une projection en plein air : C'est « vivre l'été à Reims » !
DES tables, sous les arbres. Des Rémois qui pique-niquent, en écoutant du jazz : On se croirait presque à Juan-les-Pins !
Hier soir, dans le square Alexandre-Henrot, l'ambiance est particulière : musique et ciné se sont associés pour que les habitants du quartier Clairmarais - et les autres - vivent « l'été à Reims » comme le propose le programme.

Jouets optiques

« On cherche à occuper les lieux les plus proches des habitations, ayant un certain cachet, en concertation avec les conseils de quartier » précise Grégory Iwanciu, coordonnateur de l'évènement.
Apparemment, nombre de rémois ignoraient l'existence du square « Alexandre-Henrot » un peu caché derrière la maison de quartier ! « Notre meilleur souvenir : la soirée d'Orgeval. Ils avaient installé un canon à confettis, filmaient les gens, posaient des questions sur le cinéma » confie Romain Delange, réalisateur d'un moyen métrage tourné en Champagne-Ardenne « L'autre monde » et d'un court métrage avec Nathalie Baye, présenté cette année à Cannes.
Les expositions d'« Explora Cinéma » expliquent l'origine du 7e art.
« Nous présentons des jouets optiques inventés au début du 19e siècle » explique Benoît Grisonnet, animateur de ces ateliers.
Très intrigués, les visiteurs feuillettent les « folioscopes » encore appelés « flip-book », regardent tourner les zooscopes et thaumatropes, tous basés sur le principe de la persistance rétinienne, à l'origine du cinéma.

Avant la projection, deux concerts, proposés par la Maison de Quartier. D'abord, « Amphétamin », groupe rémois de rock progressif, fondé par Sébastian, chanteur et guitariste.
Dans la lignée du groupe « The Cure » dans leur période coldwawe, les quatre musiciens emportent le public dans une musique planante, pleine d'émotions, dominée par la voix superbe du chanteur. Prenant la suite, « Big Charley » et ses « Bad Guys » ont donné envie de danser sur leurs bons vieux rocks and blues. La nuit tombe enfin. On s'installe dans les transats : Place au ciné !

L'Union - Publié le jeudi 04 août 2011 à 10H00

lundi 1 août 2011

Les Musicovores présentent ...

mercredi 25 mai 2011

Bons baisers de Somme Suippes ...

On slame au lycée

Un tonnerre d'applaudissements pour les slameurs du lycée.
Un tonnerre d'applaudissements pour les slameurs du lycée.

Les élèves de 1re bac professionnel agroéquipements du lycée de Somme-Suippe sont entrés en scène ce mercredi 18 mai. Qu'est-ce que le slam ? Dire des textes de poésie de son cru, devant un public, pour faire vivre la langue française autrement, tout en mettant de l'ambiance. « Tendez l'oreille… et la bonne ! »

Cette année encore et pour la 3e année consécutive, deux classes du lycée professionnel et technologique de Somme-Suippe ont pu être initiées au slam, dans le cadre d'un partenariat avec la médiathèque de Suippes.

En effet, la semaine passée, le groupe Slam Tribu est venu au lycée animer un atelier d'écriture à destination des élèves de 1re bac pro sur le thème du rêve, et d'une classe de seconde pro à la médiathèque sur le thème de la liberté.

Ecriture poétique

Durant ces deux séances, les élèves, encadrés par leurs professeurs (documentaliste et Français), ont alors pu découvrir et écrire le slam.
Cet atelier était animé par Laurent Etienne.com et Vagablonde, tous deux membres du collectif Slam Tribu de Reims. Les slameurs en herbe ont conclu cette initiation à l'écriture poétique en prenant la parole devant leur directeur, camarades, élus locaux, parents d'élèves,… pour une restitution lors de la scène « Slam » organisée par le lycée et la médiathèque, mercredi 18 mai.
Le public a eu l'honneur d'entendre les œuvres respectives d'Alexis, Batiste, Fabien, Franck, Kevin, Steve, en alternance avec des textes de Laurent Etienne.com et Vagablonde.

« Ca fait du bien »

Baptiste et Steve, élèves de seconde pro A ont slamé sur le thème de la liberté.
Batiste témoigne : « j'ai préféré l'atelier d'écriture car j'avais un peu peur à la restitution. J'avais déjà fait un peu de slam quand j'étais en 4e dans ce même lycée, mais là ça m'a permis d'approfondir… Ca fait du bien d'exprimer sa pensée ».
Steve : « Je ne connaissais pas le slam et je ne m'attendais pas à ça, en fait je trouve cela rigolo, on est libre de dire ce que l'on pense, ce n'est pas vraiment de la poésie. Je n'étais pas trop stressé de passer devant toutes ces personnes. » 
La liberté par Baptiste Dondoglio (élève déjà primé lors du concours de poésie en mars à la médiathèque): « Vous savez où je suis ? Oui… dans ma chambre ! Vous savez ce que je fais ? Ben oui je m'ennuie…. Donc ce que je fais dans ces cas, je profite de la liberté. Mais au fait c'est quoi la liberté ? Ben c'est ça, faire ce que tu veux, t'ennuyer jusqu'à prendre ton globe et pointer une destination aléatoire… Tu peux même aller là où t'as pointé ! Bon, évidemment moi je vais refaire un tour, vu l'endroit où je suis tombé, j'vous l'dit pas… Vous savez ! Mais la liberté c'est pas que ça… Parfois elle n'existe pas, alors, fais comme moi… Profite ! Mais fais gaff' de pas aller trop vite. La liberté, c'est toi qui la construit, à ta façon, comme un bûcheron ! »

Journées de l'orientation le mercredi 25 mai (14 à 17 h) et le samedi 28 mai (9 à 12 h).
Lycée professionnel et technologique - 1, ruelle du Pensionnat - 51600 Somme-Suippe - 
Tél. 03.26.70.13.43 www.lyceesommesuippe.com

Publié le lundi 23 mai 2011 à 11H00  - L'Union

mercredi 23 mars 2011

Inter Lycées vs Nuit Du Slam

Les lycéens en piste avant Grand Corps Malade ce soir

Victoire au niveau des lycées pour Saint-Michel, qui place Dorine en finale, mais c'est une Troyenne qui remporte le tournoi..
Victoire au niveau des lycées pour Saint-Michel, qui place Dorine en finale, mais c'est une Troyenne qui remporte le tournoi..

REIMS (Marne) La finale inter-lycées de slam s'est déroulée dans une grosse ambiance hier à la Cartonnerie, avec des textes drôles et émouvants de ces futurs Grand Corps Malade, qui prend le relais ce soir pour la Nuit du slam.
DU bruit, de la fureur, de l'enthousiasme : c'était une après-midi sympa pour les lycéens hier, car ils l'ont passée à la Cartonnerie, à faire et écouter du slam.
C'était la finale du tournoi interlycées, organisée par le conseil régional, la Cartonnerie et Slam tribu. « Une sélection a été faite dans chaque établissement, et quatre lycéens ont été choisis pour cette finale » explique Vagablonde, de Slam tribu. « C'est la première fois que ça se déroule dans notre région. Des lycées de Troyes, Epernay (Godard-Roger), Sainte-Menehould et Reims (Saint-Michel, Yser et Jean-Jaurès) ont joué le jeu ».
« Nos profs nous ont inscrits, mais nous, au début, on n'aimait pas, et maintenant qu'on a pratiqué, on adore » explique Fanny, du lycée Saint-Michel.

Les quatre sélectionnés étaient venus hier très accompagnés, et c'est une centaine de lycéens qui avaient envahi la Carto, «harangués » par les poètes de Slam tribu, Selecta Seb et Laurent Etienne.com. « Chauffés » aussi par deux slameurs rémois, Vagablonde la belle et Flutch « le Dali du slam », les lycéens n'avaient plus qu'à se jeter dans l'arène.
Sous l'œil intéressé de son proviseur, Dominique Montagne, Diane, de Jean-Jaurès, slamait sur la paix impossible. « Cette génération n'est toujours pas celle de la paix car l'égoïsme des hommes ne change pas ». Justine, du LP Argonne, parlera de la séparation de deux amoureux, alors que Manolo, de Godard-Roger, évoquera le « quand j'étais petit », un slam très drôle : « La puberté, elle a pas toqué, elle a pas frappé, mais qu'est-ce qu'elle a squatté ! »

Si Résine, du LP Yser, aura un gros « blanc » au début, il sera celui qui aura la voix la plus proche du slam « des grands », et un discours sur les problèmes de la jeunesse, une performance presque proche du rap. Adrien (Jean-Jaurès) nous a emmenés à la pharmacie, où il a snobé la brosse à dent rejetée par tous pour choisir la plus belle, se rendant compte de la discrimination une fois rentré chez lui.
Doudou, de Godard-Roger, a parlé de réveils difficiles et des devoirs : « Tu espères avoir au moins un point, tu t'es quand même pas levé pour rien »… On ne peut pas tous les raconter, mais Pastèque nous a particulièrement émus, en parlant d'une séparation, mais pas banale, car à la fin, on apprenait qu'elle parlait de la disparition de son frère, avec des mots très bien choisis. Le jury lui attribuait d'ailleurs 10, 10 et 9,8.
Un moment d'émotion comme le slam peut en offrir, et en offrira certainement ce soir avec Picabora et Grand Corps Malade.
G.F.

L'Union - Publié le mercredi 23 mars 2011 à 07H54 

Nuit Du Slam Rémoise II

La nuit du slam à la Carto


Pour faire découvrir au plus grand nombre leur art de la parole et du verbe, les artistes de Slam tribu proposeront un tournoi de slam gratuit et ouvert à tous, de 18 à 20 heures dans le hall de la Cartonnerie.
Puis dès 20 heures, c'est dans la grande salle de la Cartonnerie que se déroulera la Nuit du slam avec au programme, en première partie, la création Picabora, le fruit d'un dispositif initié par quatre régions (Picardie, Champagne-Ardenne, Bourgogne et Rhône-Alpes).
Cette présentation sera suivie par le concert de Grand Corps Malade. Avec sa voix chaude et rauque, son phrasé particulier, il est celui qui a sorti de l'ombre et popularisé le slam en France. Son premier album « Midi 20 » sorti en 2006 a été vendu à plus de 600 000 exemplaires et si l'on ajoute les ventes du second en 2008, « Enfant de la ville », on atteint le chiffre totalement improbable d'un million.
Depuis, celui qui s'appelle Fabien Marsaud dans le civil, n'a cessé de mettre en avant son art auprès du grand public, des jeunes. A Reims, il reprendra sans doute de larges extraits de son dernier opus, « 3e temps », un CD encore très engagé.

L'Union - Publié le mercredi 23 mars 2011 à 07H54 

Du Slam à Ste Menehould !!!

Le slam, matière à part entière au lycée professionnel d'Argonne

Des élèves de 2nde suivent des cours de slam qui leur permettent d'avoir une meilleure approche
Des élèves de 2nde suivent des cours de slam qui leur permettent d'avoir une meilleure approche

Sainte-Ménehould (Marne) Pour vaincre leur timidité, les élèves ont choisi le slam pour s'exprimer et faciliter les relations.
DANS le cadre des cours de français et d'accompagnement personnalisés, une quinzaine d'élèves de seconde bac pro, filière MRCU (Métiers des relations clientèles et usagers) du lycée professionnel d'Argonne à Sainte-Ménehould suivent des cours de slam.
Ce projet artistique et culturel, financé par la Région Champagne-Ardenne, permet à ces étudiants de leur donner, à travers ce travail, une meilleure approche du métier qu'ils souhaitent pratiquer à la sortie de l'établissement scolaire.
Ils pourront mieux et plus facilement s'exprimer. Ils ont assisté à quatre ateliers de 2 heures qui sont dirigés par Slam Tribu de Reims, troupe déjà bien connue des spécialistes.
C'est la troisième année que le lycée travaille avec ce groupe rémois.

Finale régionale

Dans le cadre de cette formation, les élèves peuvent également assister à des spectacles à la Comète de Châlons-en-Champagne avec des intervenants extérieurs. La chose la plus importante, est de mener le projet à son terme, c'est-à-dire le slam.
Vendredi dernier, le cours était un peu spécial car c'était la dernière ligne droite avant la finale. En effet, devaient être choisis les quatre représentants à la finale régionale qui se déroulait hier à la Cartonnerie de Reims où plusieurs types d'établissements scolaires étaient présents.
Le rendu de cette journée et la mise en valeur de ce travail seront montrés au public par une exposition photos qui aura lieu les 1er et 2 avril prochains à l'occasion des journées portes ouvertes de l'établissement argonnais.

L'Union - Publié le mercredi 23 mars 2011 à 09H37 

dimanche 20 mars 2011

Nuit Du Slam Rémoise

A Reims, le slam acquiert ses lettres de noblesse

Grand corps malade a vendu un million d'exemplaires de

Le slameur préféré des Français à Reims… Pour ceux qui connaissent un peu ce milieu musical, la venue de Grand corps malade dans la cité des sacres le 23 mars n'a rien de bien surprenant. Reims est en effet depuis plusieurs années un des hauts lieux du slam.
A l'origine de cette montée en puissance : le collectif Slam tribu. Créé à Reims en 2005, il est composé d'artistes qui trustent depuis quelques années les titres de champion de France, participent à des compétitions mondiales et surtout font vivre leur art dans leur région. Pour cela, ils multiplient les manifestations comme les tournois, ateliers, interventions dans les festivals et récemment l'organisation du premier championnat d'Europe de l'histoire du slam. C'était en décembre dernier à Reims avec une compétition remportée par la Suissesse Lara Stoll.

Un tournoi de slam gratuit

En ce mois de mars, l'actualité est encore riche pour le collectif. Après une journée du slam à Paris et Reims hier, samedi 19 mars, il sera présent ce mercredi 23 mars à la Cartonnerie pour une série d'animations et un grand rendez-vous en soirée. Pour faire découvrir au plus grand nombre leur art de la parole et du verbe, les artistes de Slam tribu proposeront un tournoi de slam gratuit et ouvert à tous, de 18 à 20 heures dans le hall de la Cartonnerie.

Puis dès 20 heures, c'est dans la Grande salle de la Cartonnerie que se déroulera la Nuit du slam avec au programme, en première partie, la création Picabora puis en guest star Grand corps malade. Picabora est le fruit d'un dispositif initié par quatre régions (Picardie, Champagne-Ardenne, Bourgogne et Rhône-Alpes). Depuis 2007, des poètes, des écrivains, des slameurs, des membres d'ateliers d'écriture, des écoliers ou de simples amateurs de jeux linguistiques ont été invités à écrire sur dix mots pour, au final, présenter le résultat sur scène et publier un ouvrage collectif.

Grand corps malade sort cet art de l'ombre

Cette présentation sera suivie par le concert de Grand corps malade. Avec sa voix chaude et roque, son phrasé particulier, il est celui qui a sorti de l'ombre et popularisé le slam en France. Son premier album « Midi 20 » sorti en 2006 a été vendu à plus de 600.000 exemplaires et si l'on ajoute les ventes du second en 2008, « Enfant de la ville », on atteint le chiffre totalement improbable d'un million.
Depuis, celui qui s'appelle Fabien Marsaud dans le civil, n'a cessé de mettre en avant son art auprès du grand public, des jeunes. A Reims, il reprendra sans doute de larges extraits de son dernier opus, « 3ème temps », un CD encore très engagé. « Je n'essaie pas d'équilibrer mon album en mettant un peu plus d'engagement ici ou un peu plus d'autobiographie là », explique cependant Grand corps malade dans la présentation de cet album, tout en reconnaissant que « 3ème Temps » est plus ouvert que jamais sur la réalité sociale et politique. « Je ne sais pas si j'assume totalement le statut d'artiste engagé. Si j'ai toujours dit ce que j'avais envie de dire, j'essaie de constamment me rappeler pourquoi j'écris : je veux faire de la poésie à l'oral et, la poésie, c'est aussi raconter la société. Il y avait « Vu de ma fenêtre » sur le premier album, « Je viens de là » sur Enfant de la ville, mais j'aurai toujours un problème de légitimité à apparaître le poing levé. Alors, quand je fais un texte engagé, j'essaie de ne pas y aller avec de gros sabots. S'il y a quelques réflexions sur la dérive libérale dans « J'attends », c'est après un passage un peu introspectif. Mais « Éducation Nationale » est clairement engagé. »
Malgré le succès, il ne semble pas avoir changé sa méthode de travail : « J'écris très régulièrement. Un mois après la sortie d'Enfant de la ville, en mars 2008, j'ai écrit un texte, puis deux le mois suivant… L'enjeu est de ne pas écrire pour un album et, honnêtement, je crois bien y arriver. C'est exactement comme au temps du slam dans les bars : j'écris au kilomètre, selon l'humeur et le feeling du jour. Ces nouveaux textes ont donc été écrits au cours des deux dernières années, ce qui leur donne leur variété en terme d'ambiance. Mais je ne pense jamais à ce qu'il faut pour l'album, plus de textes rapides, ou graves, ou gais… »
G. A.-T.
La Nuit du slam, mercredi 23 mars avec, de 18 à 20 heures, un tournoi de slam gratuit dans le hall de la Cartonnerie. A partir de 20 heures, concert payant dans la grande salle de la Cartonnerie avec Grand Corps Malade précédé de Picabora : création slam. Renseignements et réservations au 03.26.36.72.40.

L'Union - Publié le dimanche 20 mars 2011 à 11H00

lundi 7 mars 2011

Festival Canton Conte - 1ère partie

Du slam pendant les vacances

Le slam, c'est tous les jours de 14 heures à 16 heures.
Le slam, c'est tous les jours de 14 heures à 16 heures.

En avant-première du festival des arts de la parole, appelé aussi Canton-Conte, un atelier slam pour les jeunes et les ados a ouvert ses portes, au 28 avenue de l'Europe.
Cet atelier, mis en place par le service culturel de la ville, associé au centre social, permet aux jeunes de pouvoir dialoguer et s'extérioriser grâce à la parole et l'écriture.

Pas évident, à première vue, pour des jeunes à trouver le bon chemin, mais avec l'aide de l'association Slam tribu de Reims et les deux intervenants que sont Damien Guillemin, alias M'sieurDam et Leslie Marquès, alias Vagablonde, deux professionnels du slam Rémois, ils vont vite acquérir l'expérience. Cependant, l'exigence est moins portée sur la qualité d'écriture (surtout pas sur l'orthographe) que sur l'imagination et l'interprétation.

Ces jeunes expérimentent différentes façons de s'exprimer, en changeant leur voix, leur attitude, leur émotion, d'abord en groupe, puis individuellement (ce qui est bien plus intimidant, mais bien plus révélateur !).
En parallèle, chaque participant écrit son propre poème.

Le but, outre la découverte de ce moyen d'expression, est de venir s'exprimer en public lors d'une scène slam, soit au canton-conte, ou encore lors de la soirée jeunes talents du 14 mai.
Tous sans doute, ne franchiront pas le pas, mais ils ont promis d'aller jusqu'au bout de l'aventure, c'est-à-dire partager un temps de parole, pour simplement dire ce qu'on a envie de dire.
 
L'Union, L'Ardennais - Publié le lundi 28 février 2011 à 11H00