vendredi 26 juin 2009

On patauge ?

Si Vagablonde est une pin-up navy, point de hasard!
C'est un signe d'eau, de vie, de mer ou de pluie ...

A traîner mes bottes de caoutchouc, à sauter dans les flaques telle mimi cracra ("l'eau, elle aime ça"), j'ai passé une partie de mes jeux d'enfant, dehors, à "gauiller", dans les jardins, les bacs à sable et autres parcs.

Armée d'une bouée en plastique canard, d'une peluche canard, d'une canne à pêche (... aux canards), comment voulez vous que je ne succombe pas aujourd'hui aux charmes de nos chers Ducky, qu'il soit déco, rigolo ou vibro ! Ils envahissent la salle de bain, OUI à l'invasion des canards en plastique !

Souvenez vous de vos premiers barbotages, de votre premier livre de bain et de son odeur en plastique si prononcée... et bien il revient de plus belle, mais cette fois, il est réservé aux adultes. Il a cette même odeur et à chaque page, Ducky, roi de la pataugeoire, vous conseille (suivant le thème du livre).

Pataugez, Barbotez ... enjoy !


pour ceux qui sont à la plage,

pour s'occuper le temps d'un masque de beauté!

pour les coquineries sous-marines ...

dimanche 7 juin 2009

a tribute to Gutunberg ?

B.A.T.

Ça y est, tout va bien. J'ai tourné la page.
Enfin non, j'ai carrément changé de bouquin.

*** Pour désaimer ***
*** Pour éviter ***

De revenir sur des pages
Soigneusement cornées
De relire quelques passages
Complètement dépassés

Faire un autodafé
De tout
De ma mémoire
De nous
De cette histoire

J'ai donc adopté le concept de l'échange équivalent
Pris ma carte fidèle abonnée
A la BU de quartier
J'emprunte / J'essaie / Je rends

Si l'histoire est compliquée
Si le héros est ennuyant
J'emprunte / J'essaie / Je rends

Rappel à l'attention des usagers
Pour une durée de 3 semaines
5 documents prêtés
C'est décidé, j'enchaîne !

Des brefs essais
Des polars
Des études ethno - socio - anthropo - pas logiques
Et autres carnets de voyage

M'ont redonné goût à la lecture
Même s'il m'arrive dme contenter
D'une 4ème de couverture
Ou d'un simple résumé

Certes, j'ai bien le temps
Pour investir
Dans l'encyclopédie de la vie

Certes, j'ai bien le temps
Pour m'investir
Dans le tourbillon de l'ennui

Mais j'en ai assez
D'emprunter, d'essayer et de rendre
J'en ai assez
Qu'on m'emprunte, qu'on m'essaie, qu'on m'abîme

*** Pour espérer ***
*** Pour ré-aimer ***

J'ai pris courage et stylo
Inventé ma calligraphie
Couché quelques maux
Mis des points sur les i

S'il le faut
J'irai l'chercher chez l'éditeur
S'il le faut
Je deviendrai entrepreneur

Avec ma propre imprimerie
Je le confectionnerai avec minutie
Lettre par lettre
Phrase après phrase

Sans brûler les étapes
Sans connaître la fin
Résilions les attaques
Justifions les moyens

Pour déceler les petits signes
Soigner la préface
Pour lire entre ses lignes
Simplifier les paragraphes

Et faire de lui mon recueil de poésie
Mon livre de chevet
Vous savez, ce livre qui
Ne vous quitte jamais

Qu'on prend plaisir à relire
Car on apprend tous les jours
Puis s'amuser à rougir
Quand on découvre l'amour

Et l'avoir dans la peau même
Comme une encre indélébile
Comme une amoureuse invisible
Pour faire, enfin, rimer Carpe Diem avec ... avec je t'aime.
mai-juin 2009

jeudi 4 juin 2009

The it girl

Clara Bow ou la nouvelle idole de Vagablonde !!!

Mi femme fatale mi ingénue, Clara Bow fut une actrice défrayant la chronique pendant les années folles. Vedette incontestable du grand écran, Hollywood se l'arrache et finira par abîmer cette femme libérée, trop pour certains...
Pas moins de 57 films entre 1922 et 1933, rare pour une femme à l'époque. Son premier succès date de 1925 avec "La soif de vivre" qui révèle un talent particulier: l'attirance quasi animale qu'elle exerce sur les spectateurs et ses partenaires masculins. Cette sexualité sans fard ni détour fut à l'époque baptisée “It”.

Pourquoi Vagablonde est elle fan ?
- parce qu'elle est en avance sur son temps
- parce qu'elle est ... it ! (1927, cliquez sur les photos pour les agrandir)

- parce qu'elle a la classe
- pour ses célèbres répliques dont : "Plus je vois les hommes, plus j'aime les chiens".
- parce qu'elle ressemble étrangement à Vagablonde en pin up navy ...

Clara Bow ou l'ancêtre de Vagablonde !!!

mercredi 27 mai 2009

bons baisers de ...

PARIS en 5 lettres

Pour ne jamais m'en lasser ou la trouver fade
Admirer encore jardins et façades

Je resterai touriste à fables
Amusée de la voir à toute heure parée de ses plus beaux éclats
De la voir à toute heure illuminée par des flashs Canon ou Nokia
Sous des nuées de bus japonais
Sous des ruées de supporters marseillais

Je resterai touriste aimable
Souriant à ses artistes amateurs
Croquant des bouts de vie
Crayonnant gavroches et hippies

Arrogante cité où tout vous explose à la gueule
Dès la première station de métro
Renvoyé à ton rang provincial
On te filtre, on te trie dans les files sans pass Navigo

Sur ses murs ou sur ses rampes, un bouillon de culture
Pour nous rappeler que tout est là
Welcome in a Big Brother !
Nul besoin d’aller ailleurs

Rien d’autre que Paname
La Villette, Olympia, Chaillot

La Boule Noire, le Grand Rex, Trabendo
Beaubourg, Le Louvre, Versailles

Je suis touriste culturelle
Je parcours les strapontins
Les
vernissages mondains
Et autres soirées impersonnelles

Idéal historique, ville révolutionnaire
Depuis toujours, Paris Nanterre
Éprise à la Bastille ou Paris plage
Sous ses pavés, l'orage

Des scandales et points levés
Pour nos femmes pilulées
Pour nos jeunes dénigrés
Pour nos Hommes, Paris Sorbonne

Séductrice de toujours, mégapole du désir
Enjoleuse des beaux jours, monopole des sourires
Ses guinguettes, des témoins de tous temps
Conter fleurette d’ Hugo à Maupassant

Muse glamour pour poètes maudits
Muse vautour pour cinéastes interdits


Sa folie des grandeurs traîne
Des salles obscures aux maisons closes
Et ses soupirs transpirent
De luxure ou d’overdose

Ville amante donnant aux baisers Doisneau
Un goût d’aventure
Ville affriolante donnant aux nouveaux bobos
Une drôle d’allure

Je suis touriste désappointée
Par son horizon bétonné
Mais si c’est avec lui
Je veux bien, vivre ici. PARIS.

mai 2009

mardi 26 mai 2009

les yeux revolvers ...

L’œil rincé

Ne vous a-t-on jamais dit, par prudence, de toucher avec les yeux ?
Alors je t’observe, avec insistance,
De bas en haut … et plus encore

Sous mes paupières fardées d’ombre timide
J’imagine les traits
J’imagine les courbes
J’aperçois ton allure
Je dessine ta carrure

Approche !
Approche dont de mon champ de vision
Que je te déshabille
D’un regard franc et sincère
Que je t’examine
En long… en large … et en travers

***** J’attends
***** ***** J’attends

Et ma persistance rétinienne sera comblée
Par cette valse frénétique
Ce mouvement passionné
Un déluge onirique

De mes cils à tes joues
De tes lèvres à mon cou

Sous mes paupières fardées de lumière tamisée
Je découvre ta peau
J’en explore ces grains de beau-
-té je vagabonde à ton souffle
De tes pieds à ta bouche

Tes yeux braqués sur moi
Ne procurent que plaisir
Je ferme alors les miens
Je me sens … partir

Alors regarde ! Et dévisage
Tel un divin supplice
De cet instant sauvage
Faire un feu d’artifice

Pour une nuit lacrymale
Te fixer jusqu’à l’aube
Pour un cri abyssal
Tes clins d’œil … sous ma robe

Et quand mes yeux papillonnent
De plus en plus vite, de plus en plus fort
Car nos prunelles ont aussi leur couchant
Quand monte l’extase au septième ciel
Car tes perles sont déjà au firmament

Alors, mes pupilles crépitent tel un film en noir et blanc
Qu’on aurait colorisé à coups de pastels
Telles des billes qui tourbillonnent - toujours et encore - comme c’est charmant
Et ne finir que par voir un délice d’arc en ciel !!!

Et retomber la tête dans les nuages
***** Visage hagard
***** ***** Complètement stone

Sous mes paupières fardées de lumière blanche
La larme à l’œil
Sourire aux lèvres
***** Je vous souhaite une bonne nuit …

avril 2009

dimanche 24 mai 2009

est ce que tu aimes ?

Chose promise, chose due, je m'en vais vous présenter une artiste que j'apprécie particulièrement pour la qualité de son travail et également pour son originalité.

Stefanie Schneider est une photographe allemande connue pour ses "blows up", des cliqués réalisés à l'aide de produits polaroïd périmés qui donnent des surprises chromatiques, des trous, halos et autres dégradations chimiques.

Ses instants photographiques vagabondent entre le cinéma, la photo et la peinture pop anglaise des fifties...
Toujours dans la même veine, son travail s'appuie sur la fascination pour le rêve américain, Hollywood avec un brin de critique de la société, des personnages souvent perçus comme des marginaux ou évoluant dans un monde surréel !

Ses dernières impressions ont été le shooting pour le dernier album de .... Cyndi Lauper !

En quelques notes, en quelques clics ..
. voici :


mardi 19 mai 2009

telle Mary Read ...

Ô Capitaine

Ô capitaine, mon capitaine
J’ai vu par-dessus bord
Une femme à la mer
Ayant perdu le nord
Et qui s’échouera … célib’ à terre

Pour oublier ce jeune marin
Qui promit une histoire magnifique
Pour oublier ce gros crétin
Avec qui ce fut … Titanic

Ce jeune marin
Que j’ai aimé
Jusqu’à plus soif
Puis j’ai perdu pied
Et bu la tasse

Oui ! oui car à Vin-cent
Ou mille lieues sous les mers
Ya toujours un espoir
Une vaine lumière

Accrochée à mon radeau
Car médusée de mon état

J’me suis rel’vée
Le cœur bancal
J’ai bien ramé
M’suis fait la malle

Vers la route du Rhum
Pour un tour du monde en solitaire
Sans assistance, sans personne
Sans carte ni repères

Destination inconnue
Où craintes et peurs j’inhibe
Allez, barre à tribord toute Captain !
On trouvr’a peut être les Caraïbes

Un Jack Sparrow sur son BlackPearl
J’kiffe les pirates et les voleurs

Des gens d’passage, d’un bref instant
Qui prennent mon vogue à l’âme
Ma vague à l’homme
Et y surfent un moment...

Me r’mettent sur pied
Pour lever l’ancre
Face aux dangers
Sans nœud au ventre

Ô capitaine, mon capitaine
J’ai vu par-dessus bord
Le jeune marin
Pris de remords

Soit disant perdu
Dans les bras de naïades
Des pauvres folles
Séduites par tes jolies tirades

Toi ! le vieux loup de mer
Que j’accable de tous mes maux
Toi ! le fantôme dévastateur
Jugé coupable, c’est pas trop tôt

Mais j’me rassure
Car quand les sirènes, ton heure, sonneront
Elles te mèneront tout droit, direct, vers le fond

Et moi, la sombre épave
Où il reste encore en cale
2 – 3 trésors cachés
Des sentiments bien pâles
Enfouis ... mais pas sous clés

Alors j’ai tourné la page
Sur des flots tranquilles
Je pars à l’abordage
Je charme et je pille !

Ô capitaine, mon capitaine
Le jour se lève
L’horizon clair
Le jeune marin
Est loin derrière

Parc’que messieurs
On n’oublie pas
Quand ça chavire

Parc’que mesdames
On n’amarre pas
Un bateau ivre.

février 2009